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La vannerie est un artisanat ancestral dont les premières traces remontent à la préhistoire. De tous temps, l’Homme a toujours eu besoin de contenants pour stocker ou transporter quelque chose. Tous les végétaux ayant la souplesse nécessaire lui ont alors rendu ce service, ses mains habiles ayant su les tresser et faire évoluer les techniques pour répondre à de nombreux usages. On retrouve ainsi la vannerie sur tous les continents, les techniques étant universelles alors que les végétaux utilisés varient selon les ressources locales. En France, on utilise principalement de l’osier (rejet de saule) mais aussi du châtaignier, du noisetier, de la paille, de la ronce, de la clématite, de la bourdaine et bien d’autres encore…

Il est aujourd’hui parfois difficile d’imaginer la diversité des usages que l’on a pu faire des objets en vannerie : de la hotte du vigneron au seau du maçon, du panier à sardines à la nasse à anguilles, de la corbeille à linge à la malle de voyage, des vanneries les plus rustiques aux vanneries les plus fines, toutes ont constitué à une époque (pas si lointaine!) des outils indispensables à notre vie quotidienne et aux activités économiques.

A partir des années 1950, le développement de l’industrie manufacturière conjugué à l’importation massive de vanneries en provenance d’Asie ou d’Europe de l’Est, entraînèrent le déclin de la profession de vannier. Il en reste aujourd’hui environ 150 en France mais, heureusement, ces quelques irréductibles continuent de pratiquer un des plus vieux métier du monde et tentent, avec leur créativité et leur savoir-faire, d’apporter un certain renouveau à la vannerie contemporaine.

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